Abeille en éveil

Entrée de mars 2009

De l’ombre sur l’après-Jutra

31 mars 2009 · 2 commentaires

La photo est tirée d’un blogue que j’ai visité récemment. Et elle exprime bien le sujet dont je veux parler.

J’entendais René-Homier Roy à ARTV dire à Lyne Charlebois, qui venait de recevoir son Jutra pour la meilleure réalisation, qu’elle n’était pas le choix des critiques, étant donné qu’elle avait fait beaucoup de vidéo-clips avant. Et le lendemain, je lis la chronique de Foglia qui souligne que Borderline, sans le travail du monteur et de la réalisatrice, serait un film moyen. Deux points de vue, deux ombres.

Je partirais pas une discussion ici. J’en ai assez eu dans ma vie. C’est le genre de truc qui vous bouffe votre énergie, pour rien. «Du pompage de marde» comme le disait vulgairement Elvis Gratton dans le troisième film du même nom. Non, je vais pousser ma réflexion plus loin.

Au cinéma, on travaille toujours avec l’ombre et la lumière, mais c’est de l’ombre qu’il faut se méfier le plus, celle qui peut nous faire douter de nous-mêmes.

Merci à Renart Léveillé, pour sa recherche et Gaétan Pelletier pour son blogue La vidure, de belles sources d’inspiration.

Catégories : Cinéma · Médias · Société

Projet de théâtre

31 mars 2009 · Laisser un commentaire

De biais au public, un long comptoir avec ses chaises en cuir aux rebords chromés et un écran géant qui surplombe l’ambiance feutrée de ce bar intime. Sur le mur du fond, entourés de néons, des photos de boxeurs, de joueurs de hockey et de base-ball. Dans un coin, un confessionnal qui sert de cabine téléphonique. Une horloge en forme de ballon de soccer, quelques tables rondes, un juke-box, un jeu de dards, un filet de basket-ball et une table de billard complètent le décor.

Roch nettoie des verres pendant que Johnny cuve son vin au comptoir du bar.

On entend une chanson de Clémence Desrochers:

Pour moi le bonheur c’est le sport
La seule affaire que j’aime à mort
Avec une bière dans mon salon *
Voir le sport à la télévision

Arrive Claude, attriquée comme si elle avait été conseillé par un designer sur l’acide. Ce musée des horreurs ambulant se joint à eux, traînant un énorme sac de magasinage.

CLAUDE – Bonjour la compagnie !

ROCH ET JOHNNY- Bonjour!

CLAUDE – Ça va bien Roch ?

ROCH – Je ne peux pas être plus en forme qu’à mon dernier soir de travail.

CLAUDE – (sans émotion) Bien oui! Déjà 25 ans de service.

JOHNNY – (à Claude) C’est pour ça que tu as mis autant de parfum ?

CLAUDE – C’est un parfum qui donne le vertige. Ça s’appelle Folie d’espace !

JOHNNY – Pis qu’est-ce que tu penses pogner avec ça, le clone de E.T.?

CLAUDE – Tu sauras ma corvette des cours à scrap, que je pogne encore !

JOHNNY – Cela m’étonnerait autant que de voir le pape en jarretelles.

CLAUDE – Tu sauras mon Rocky des flatulences, que j’ai ramené un homme chez moi pas plus tard qu’hier !

JOHNNY – Il ne devait pas être dans son état normal.

CLAUDE– Pas tout à fait non ! En fait, y’était tellement pacté que même son haleine aurait pu te saoûler.

JOHNNY – C’est bien ce que je pensais, il l’a fait par charité chrétienne.

CLAUDE – Depuis quand ton receveur joue au bon Samaritain ?

JOHNNY – Micky !!! Attend que je lui parle !

ROCH – (à Claude) T’aurais pas pu garder cela pour toi !

JOHNNY – Depuis quand une femme est-elle capable de garder un secret ?

CLAUDE – Tu sauras mon Rambo des têtes d’eau, que je sais me taire.

JOHNNY – Oui ma Cléopâtre des pit de sable, mais seulement quand tu dors.

CLAUDE – Okay debord, je vous dis pas ce que j’ai dans mon sac.

ROCH – Mais on le sait ce que tu as dans ton sac. T’as pas arrêté de nous demander de quelles couleurs on voulait nos chandails.

Une mouche tombe dans le verre de bière de Johnny, qui ne s’en rend pas compte.

JOHNNY – Ouais, pis c’est quoi que tu as décidé finalement ?

CLAUDE – (un peu choqué) Vous êtes chanceux que je vous aime.

Elle les sort du sac et en place un contre elle.

ROCH – Ça flashe ! Ça fesse dans le dash !

JOHNNY – On peut pas les manquer !

CLAUDE – Rien de mieux que du jaune moutarde avec du vert relish !

JOHNNY – Le jaune moutarde va bien avec la couleur de tes dents.

CLAUDE – Pis le noir charbon va bien avec la mouche qui vient de tomber dans ton verre de bière.

Johnny regarde le verre indigné et le repousse. Roch l’enlève et lui en sert un autre.

CLAUDE – Mike voulait quelque chose qui allait frapper l’attention du spectateur.

ROCH- Pour frapper, ça frappe. Ça frappe plus que l’club.

CLAUDE – Faut ben avouer que Les espadrilles brûlantes ont pas trop usé leurs semelles jusqu’à maintenant.

ROCH – Y marchent pas mal sur le pied d’athlète.

JOHNNY – Patience, on est au début de la saison.

CLAUDE – Comme le royaume des cieux. Le meilleur est à venir. Mais quand ?

JOHNNY – Vous allez voir ! Le moral de la troupe va remonter quand on va avoir notre mascotte.

CLAUDE – Pour ça, Mike m’a dit qu’il nous réservait une surprise !

JOHNNY – Justement, qu’est-ce qu’il fait donc ?

ROCH – Il m’a appelé tantôt. Il m’a dit qu’il allait être un peu en retard. Il est pris dans un embouteillage.

CLAUDE – C’est pourtant pas le genre à Mike de rester pris dans un embouteillage, il prend toujours les voies de service!

JOHNNY – Il doit avoir frapper un nid-de-poule.

ROCH – (sur un ton calme et compréhensif) J’espère qu’il n’a pas fait un accident.
C’est pas les fous en liberté qui manquent.

CLAUDE – Parlant de fou en liberté, as-tu envoyé ton gars consulter un psy ?

JOHNNY – J’ai pas eu le temps de m’en occuper.

CLAUDE – Lui as-tu parlé au moins ?

JOHNNY – Pas à lui.

CLAUDE – Mais à elle, oui, juste de te voir l’air.

JOHNNY – Toujours avec cette voix qui m’a tant fait vibrer, (sur un ton plus sec)elle m’a rappelé que j’étais en retard sur la pension.

 

 

 

Catégories : Humour

Ni bras, ni jambes, mais un coeur immense

30 mars 2009 · 2 commentaires

Regardez ce visage, il est beau, il rayonne, il est plein de vie et pourtant… Je sais pas si je perdais mes bras et mes jambes, j’aurais le courage de ce jeune homme de 25 ans, Nick Vujicic, qui transmet un message d’espoir convaincant.

J’en avais les larmes aux yeux, tellement il m’a ému, de le voir se raser, se baigner et cliquer sur la souris de son ordi. C’est sur le blogue de Renart Léveillé que j’ai pris connaissance de ce «phénomène».

On est là, on dramatise sur les coupures à Radio-Canada, sur les dépenses de la Ville de Montréal et on chiale même contre la pluie. Tout cela est bien dérisoire face à cette injustice, car il est venu au monde ainsi, qui me rappelle à quel point, j’ai de la chance, moi, et que j’oublie souvent, quand je m’apitoie sur mon sort.

Nick, si tu étais là devant moi, je te serrerais dans mes bras chaleureusement. Tu me rappelles, mieux que quiconque, à quel point je me dois de m’accrocher à la vie chaque jour. Tes vidéos, qu’on peut voir sur Youtube, ont une grande signification pour moi.

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«J’t'avertis, je suis un danger privé»

29 mars 2009 · 2 commentaires

C’est curieux la vie. J’ai regardé Borderline aujourd’hui pour la deuxième fois et j’ai mis le texte sur la glace. Je voulais attendre le résultat de la soirée des Jutra et je n’ai pas été déçu : Isabelle Blais meilleure actrice et Angèle Coutu, meilleure actrice de soutien. Fantastique ! C’est exactement ce que me disait en regardant ce film de Lyne Charlebois, la réalisatrice lauréate, elles le méritent.

Le film aborde un sujet délicat, la dépendance affective, d’après deux romans de Marie Sisi Labrèche, la co-scénariste. Pas un rôle facile à faire, pas un sujet facile non plus à aborder au cinéma. Mais Borderline ose, avec toute la «science» de Roger Frappier de Max Films, qui sait entrer dans l’intimité de cette jeune femme sans être intimidant. C’est-à-dire qu’on en fait pas un débat de société, simplement l’état d’une intériorité, bien qu’il faut quelques repères pour comprendre la psychologie du personnage principal.

La dépend affectif ne s’aime pas lui-même. Comme le dit la chanson d’ouverture, I don’t know what to do with myself. Il a honte. Dans ce cas-ci, elle a honte de sa mère, qui sombre vite dans la folie, au point d’être internée. C’est sa grand-mère qui prend la relève et Angèle Coutu est crédible.

Et ce qui est touchant, c’est que Kiki apprend à gagner l’estime d’elle-même, petit à petit. Et sa rencontre avec un jeune pâtissier lui fait réaliser qu’elle se fait «niaiser» par son amant de professeur, incarné par Jean-Hughes Anglade, qu’on voit nu encore une fois, mais on est loin de 37,2 le matin.

Catégories : Cinéma · Société

Michèle Richard est acquittée

29 mars 2009 · 2 commentaires

Elle peut chanter comme dans un de ses anciens succès :
«Je suis libre…»

En attendant un autre procès où là, la face risque de lui changer.
Encore qu’on sait jamais, la terre pourrait trembler…

Catégories : Humour

David Beckham va-t-il sauter la clôture ?

28 mars 2009 · 6 commentaires


















Il est équipé
pour en tout cas !

Catégories : Médias

Une orchidée, trois regards… et les mots pour le dire

28 mars 2009 · Laisser un commentaire

Eployant avenante et tendant à rosir
Sa corolle à la nuit secrètement brodée,
Elle exhale au flâneur le miroitant soupir :
Qui saura décrypter l’appel de l’orchidée ?

Relevant, l’effrontée, son col gracile à l’or
D’un stylet de lumière explorant la fougère,
Elle offre au promeneur l’hiérogamique accord :
Qui pourra deviner cette invite éphémère ?

Elançant sous les stucs d’opéras inviolés
Sa hampe balançant aux accents de la brise,
Au voyeur de hasard elle joue ses ballets :
Quel coryphée dira cette orphique surprise ?

Ou, nue sous l’arachnée, pantelante au fourré,
Sur le languide humus, mi-close, elle s’allonge,
Et prie que l’y vénère un veneur égaré :
Quel initié lira dans ce pistil qui songe ?

L’orchidée, poème de Patryck Froissart
(extrait de L’éloge de l’opaque ellipse)

Catégories : Environnement · Photos

Le thrill de Micheal Jackson

28 mars 2009 · Laisser un commentaire

Quand j’ai écrit Mon vendredi 13, je m’étais dit que je retravaillerais le vidéo, parce que je manquais de matériel. Je le considérais comme un work in progress et c’est fait, je l’ai retravaillé.

Je suis un peu plus satisfait du montage, mais c’est pas encore à mon goût, pas assez pour que je le rende disponible sur Youtube. Work in progress again ! Cependant, quand on passe du temps sur quelque chose, c’est là qu’on se rend compte de tout ce qu’on ne remarquait pas avant.

Exemple : les clips de Jackson. Un bon danseur. Il y a des numéros de danse dans pratiquemment tous ces vidéos, et des mises en scène, c’est vraiment bien. Je sais, il a perdu des plumes, mais je regarde l’artiste, pas l’homme. Difficile de réussir dans la vie et de réussir sa vie.

Catégories : Musique

Call me Andy

28 mars 2009 · Laisser un commentaire

Le pop art d’Andy Warhol m’a toujours fasciné. Alors, j’ai pris cette photo d’une lampe de poche, photo qui a servi à ma pub Rona. (Elle figure dans ma liste, si vous voulez la voir.) Et je me suis amusé avec Photosphop.

J’aimais dessiner quand j’étais enfant, et je voulais être cinéaste. Je suis loin de mes rêves, mais virtuellement, je m’en rapproche.

Catégories : Photos

Les orchidées

28 mars 2009 · Laisser un commentaire

J’adore cette fleur. Et je me suis permis de retravailler les photos avec Photosphop. Ce qu’elles sont inspirantes.

Le Jardin botanique de Montréal en possèderait quelques 5 000 spécimens.

La meilleure période pour les admirer est de janvier à avril. Avec l’arrivée du printemps, je pense aux fleurs, véritablement ornement dans cette nature qui renaît.

Catégories : Art de vivre · Environnement