Abeille en éveil

Entrée de mai 2009

De l’amour et autres futilités du genre

31 mai 2009 · Laisser un commentaire

La photographie est un art. J’en parle sur mon blogue et j’essaie de le souligner le plus possible, en soignant mes présentations du mieux que je peux. Il y a quelque chose de zen dans la photo d’art et d’essai. J’aime me permettre des pauses sur mon blogue. Celle-ci en est une.

Catégories : Art de vivre · Photos

Ne rien voir venir

31 mai 2009 · Laisser un commentaire


À la lecture de La Caisse dans tous ses états, je constate une chose qui a dite et redite : ON NE L’AVAIT PAS VU VENIR.

Depuis octobre 2008, les États-Unis font face à une crise financière, la pire dit-on, depuis le krash de 1929.

Je me permets d’être sceptique. Je crois plutôt qu’il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Comment peut-on penser que de prêter de l’argent à des gens qui n’ont pas la capacité de rembourser va faire rouler l’économie ? C’est comme dans le livre, emprunter à un taux de 5%, puis investir cet emprunt dans quelque chose qui va rapporter du 8%, va donner un bénéfice net de 3%. C’est bien beau sur papier, mais si dans la réalité, ton investissement ne te rapporte pas 8%, s’il te rapporte plutôt -3%… Oups ! Pas pareil !

Comment peut-on prévoir l’imprévisible ? Cela me fait penser aux bulletins de la météo. On avait prévu de la pluie toute la fin de semaine. Ce n’est pas le cas. La vie nous joue des tours ? Non, la vie est ce qu’elle est. Elle n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut vivre une journée à la fois, dans le sens qu’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve.

Ce qui est choquant dans les pertes considérables de la Caisse de dépôt, c’est qu’on a comme oublié qu’à chaque année, il y a de nouveaux rentiers qui ont contribué à ce régime pendant des années et qui ont droit à leur part. On s’est comporté comme une multinationale.

Le monde de la finance semble avoir étirer un élastique qui a fini par leur péter en pleine face. Et cet élastique, c’est nous qui leur avons permis de l’étirer. Car je m’inclus là-dedans, je suis tellement dépensier, mais j’apprends avec les années, à être plus sage. J’ai payé la totalité de ce que je devais sur ma carte de crédit. C’est du 20-30% d’intérêt. J’ai fini de payer ma voiture : trente-six versements à un taux d’intérêt élevé. Mes assurances vont me coûter moins cher, je n’aurai plus à m’assurer sur les deux bords. Je me sens moins serré. J’ai enfin un coussin. Il me reste de l’argent quand je reçois ma paie.

C’est peut-être ça voir venir, être prévenant, avoir une réserve, au cas où…

Catégories : Art de vivre · Société

Le père de Surprise sur prise s’éteint

29 mai 2009 · Un commentaire

L’extraordinaire joueur de tours, Marcel Béliveau, est mort hier à l’âge de 69 ans. Il était atteint d’un cancer qui le rongeait depuis des années. Je ne l’ai pas connu. Je connaissais cependant des gens qui travaillaient pour sa compagnie de production. Il s’était mis riche avec Surprise sur prise, un immense succès télévisuel tant au Québec qu’en France.

C’était un ratoureux. Il aimait piéger des vedettes et ma foi, les tours étaient spectaculaires. Je me souviens de Mitsou qui suivait un cours de conduite et à qui on faisait prendre une ruelle. C’était indiqué qu’il y avait des bosses, mais le prof lui demandait de s’arrêter, parce que cela voulait dire Traverse de chameaux. Et comme il disait ça, des chameaux traversaient la ruelle.

Le tour qu’il avait joué à Jano Bergeron était pas pire aussi. Elle regardait la télévision et un skieur s’élançait pour y exécuter un saut record qui le faisait passer à travers sa porte patio.

Le feu avait pris dans une voiture qui avait refusé de s’arrêter à un faux poste de péage près d’un village des Laurentides. C’était pour avertir Pierre Péladeau qu’il devait obéir sinon… Péladeau avait tout de suite rétroqué : «Le maire débarque aux prochaines élections, c’est certain…»

Louise Cousineau de La Presse s’était fait prendre à regarder à la télé un faux reportage où le pape embrassant l’asphalte toute fraîche d’un aéroport, n’arrivait plus à décoller un morceau sur son visage. Béliveau apparaissait peu de temps après dans le salon déguisé en pape, avec le même morceau collé sur son visage.

J’écoutais à la radio Paul Houde dire que Béliveau avait fait croire aux gens qui devaient prendre le tunnel Hippolyte-Lafontaine, qu’il allait y avoir un lave-auto, de manière à faire payer les usagers pour l’entretien du tunnel.

C’était tout le côté sympathique de Marcel Béliveau, qui par la suite, a connu une descente aux enfers, inutile de se rappeler. Mieux vaut prendre le bon et laisser de côté le reste. Nous sommes des êtres humains avec nos défauts et nos qualités. Une vie ne vaut rien disait Malraux, mais rien ne vaut une vie.

Catégories : Médias

Ballet mécanique urbain : quand l’art contemporain nous transporte…

29 mai 2009 · Laisser un commentaire

Fascinant ! Le rapport entre l’homme et la pelle mécanique. Le mouvement, la musique, cet air d’opéra chanté par Maria Callas et le danseur qui interpelle la pelle… c’est bien imaginé.

Catégories : Humour · Spiritualité

Prendre un bazooka pour tuer une mouche

29 mai 2009 · Laisser un commentaire


J’écoutais l’entrevue de ce matin de Christiane Charette. Elle s’entretenait avec Jacques Parizeau. Ce dernier soulignait dans le cas des dépenses «somptuaires» de Jean-Guy Chaput de la SODEC, que c’est comme si le gouvernement voulait démontrer à quel point il est vigilant dans ses dépenses, comme pour s’excuser de la gaffe monumentale que représente les pertes de la Caisse de dépôt.

Jean-Guy Chaput serait comme l’agneau sacrifié. On lui fait payer chèrement en exigeant sa démission, ce qui ne coûterait rien en prime de départ, comme pour nous faire digérer la prime de départ de $400 000 d’Henri-Paul Rousseau qui a fait un trou de 40 milliards dans le bas de laine des Québécois. Deux poids, deux mesures !

Et fait à souligner aussi : le gouvernement refuse la demande unanime de l’opposition officielle, qui voudrait qu’on mandate le Vérificateur général pour faire la lumière sur les agissements de la Caisse de dépôt. Pauline Marois n’a pas manqué de souligner qu’en 2002, Jean Charest, alors chef de l’opposition, avait demandé que le Vérificateur général mette son nez dans les affaires de la Caisse de dépôt pour des pertes de 30 millions, et le gouvernement avait accepté. Pour 1,000 fois pire, son gouvernement refuse. Et fait à noter, qui était p-d-g de la Caisse à l’époque ? Henri-Paul Rousseau. Il n’en est donc pas à sa première gaffe.

Et qui a changé la loi sur la Caisse en 2004 ? Jean Charest, celui-là même qui trouvait cela effrayant que la Caisse perde 30 millions en 2002. Partisanerie, quand tu nous tiens…

Catégories : Société

Mille excuses aux vautours !

29 mai 2009 · Laisser un commentaire

Les vautours sont des oiseaux charognards qui bouffent les restants de carcasses que laissent en pâture d’autres prédateurs. C’est ainsi que j’aurais insulté des blogueurs qui ne voyaient pas ce que j’essayais de leur faire voir.

C’était concernant le passage de Bernard Lachance à Oprah. Je ne suis pas un fan de ce chanteur et je ne l’ai jamais perçu comme un héros, ni comme un zéro. J’ai souligné son courage, car pas de contrat de disque, cela veut dire que tu ne joueras pas à la radio, et non seulement un contrat de disque de disque mais aussi un distributeur, parce que la radio ne fera pas jouer un disque qui n’est pas disponible en magasin. Le but de faire jouer des tounes à la radio, c’est de les vendre.

Dire qu’on allait nous imposer Bernard Lachance quand on va faire son épicerie tient du délire. Capoter sur le fait qu’on parlait beaucoup de Bernard Lachance dans les médias comme d’un phénomène de société était une interprétation malhonnête. La téléréalité est un phénomène de société, mais Bernard Lachance n’a pas participé à Star Académie ou un quelconque concours de ce genre.

Les médias en ont parlé, parce que c’est un phénomène inusité, rarement cela arrive. Point à la ligne ! Ce n’est pas un phénomène à analyser, encore moins un génie en marketing. Vendre ses billets dans la rue n’est pas du marketing, c’est la forme la plus primaire de sollicitation, tout comme son message sur Youtube. N’importe qui peut envoyer une invitation. C’est légitime.

Le marketing est une manière de faire connaître un produit de la manière la plus efficace possible, genre les annonces des caleçons pour hommes, ce sont habituellement les femmes qui les achètent, alors on place les pubs dans les magazines féminins, mais pas à la radio, parce que c’est quelque chose qu’on doit voir avant de l’acheter.

Or, Bernard Lachance est tout seul, il n’y a pas de grosse équipe derrière lui, genre un manager, un relationniste, un attaché de presse, un styliste, un directeur artistique, etc… Il n’est pas le produit d’une industrie. Il s’est fait tout seul.

Donc, n’aurait-il pas été plus simple de dire qu’on aime pas ce qu’il fait, au lieu de masquer son mépris derrière une analyse soi-disant savante ? C’est ce que je voulais dire par pratiquer la simplicité volontaire.

Catégories : Médias · Société

La société des roitelets

29 mai 2009 · Laisser un commentaire


Vous connaissez cette expression, faire des drames avec un rien. On l’attribuait aux femmes autrefois, parce que les femmes sont des grandes sensibles, mais aujourd’hui, dans notre société féministe, on assiste aux conséquences de ce défaut de femme qui déteint sur le comportement général d’une société de plus en plus infantilisée.

Je l’ai constaté récemment, autour de moi, dans un monde qui se dit consterné par une liberté d’expression bafouée, alors qu’elle ne pose pas les vraies questions, de peur de faire face aux vraies réponses.

J’en ai déjà parlé sur mon blogue de l’infantilisation de notre société. Véronique Cloutier a dû s’excuser d’avoir fait un sketch «offensant» (?) sur Nathalie Simard. Elle est ainsi notre société. On s’indigne pour bien peu de choses.

Idem dans la blogosphère, j’ai récemment rabroué des blogueurs qui disaient des énormités, dans le sens qu’il n’était vraiment pas bien informé du sujet dont il parlait. J’ai eu beau essayé d’expliquer ma pensée, rien à faire, j’avais commis un crime de lèse-majesté, j’avais osé dire des gros mots. À partir de là, plus rien à faire.

C’est le malheur du temps, que les fous guident les aveugles disait William Shakespeare. Merci à Gaétan Pelletier, j’aime son blogue avec discrétion, il n’est pas sur ma liste de blogs mais dans mes favoris, parce que je ne tiens pas à ce que trop de monde fréquente ce blogue, ce serait jeter ses perles aux cochons.

Nous vivons une époque où tout le monde fait son ego-trip, pour reprendre Luc Plamondon dans Starmania. Les gens sont dans leurs bulles, soit avec des écouteurs sur la tête ou avec un cellulaire. On ne peut pas dire à quelqu’un qu’il est dans les patates. On ne peut pas dire cela. On l’insulte.

Cela me fait penser à un petit film d’animation sur un village qui vivait en harmonie, jusqu’au jour où ils reçoivent le président, qui arrive avec sa grande limousine et toute sa horde pour le défendre. On le reçoit dans un parc où une statue est exposée. C’est un immense A. Le président la voyant s’écrie : «E». On lui dit qu’il est dans l’erreur, que c’est A. Il continue de dire E. C’est la consternation dans le village. Tous en choeur ils lui répètent : «A». Le président continue de dire E. Les gens du village ne comprennent pas, mais le président insiste. Il ne supporte pas qu’on le contrarie. Il demande aux gens de dire E. Les villageois refusent. Alors, le président prend les grands moyens. Il demande à ses soldats de les attraper tous, et chacun leur tour, on leur ouvre le cerveau, les opère pour qu’ils disent E.

Une fois la transformation réussie, tout le monde entonne en choeur avec le président un E sans équivoque devant ce A majuscule. Tadam !

AH AH ! EH… mon histoire est finye, oups, finie !

Catégories : Art de vivre

L’état de la Californie est en faillite

29 mai 2009 · Laisser un commentaire

C’est ce dont on parlait à la radio aujourd’hui. Incroyable pareil, quand on pense à la Calfornie, on pense aux vedettes d’Hollywood, aux plages de surf, à Los Angeles, à San Francisco, mais jamais on ne pense que mis à part cet aspect doré d’une vie tant idéalisée, la Californe est formée principalement de gens qui vivent dans la classe moyenne.

Ces gens se sont passablement endettés, surtout dans l’immobilier. Et maintenant, on ne peut plus payer.

Curieux pareil de penser que les États-Unis pourraient en arriver là un jour. Le rêve américain s’écroule. The dream is over !

Je vous laisse sur ce vidéo des Beach Boys, un peu nostalgique, mais que voulez-vous, j’arrive à 50 ans et je me dis, c’est déjà fini ! C’est vite passé.

Catégories : Société

Louise Harel, mairesse de Montréal ?

28 mai 2009 · Laisser un commentaire


Elle jouit à l’heure actuelle d’un taux de popularité qui la placerait en tête des sondages, comme mairesse de Montréal. L’auréole rose de Louise Harel, plane au-dessus de sa tête ces jours-ci, l’ex-députée péquiste de Hochelaga-Maisonneuve est reconnue pour avoir été ministre des affaires municipales.

Ce sondage la laisse songeuse, car elle ne voit pas comment elle pourrait redresser la situation pénible dans laquelle se trouve la ville de Montréal actuellement.

La population se tourne vers ceux qui leur inspire confiance et commence à montrer la sortie à Gérald Tremblay. Serait-ce une solution qu’elle joigne les rangs de Vision Montréal, histoire de regrouper les forces de l’opposition, pour stratégiquement battre le maire au prochaines élections ? Benoît Labonté accepterait-il une direction bicéphale ? Ne dit-on pas, deux têtes valent mieux qu’une.

Catégories : Humour · Société

Léo-Paul Lauzon et les parcomètres de Montréal

28 mai 2009 · Laisser un commentaire


Léo-Paul Lauzon est bien connu et reconnu pour son franc-parler dans le domaine économique. Titulaire de la Chaire des études socio-économiques de l’UQAM, il ne se gêne pour nous dresser un portrait de différents secteurs de notre économie.

Et des gens comme lui, on en a besoin, simplement pour nous éclairer davantage sur notre argent : où elle va et à qui elle sert ?

J’en avais parlé sur mon blogue, les parcomètres crosseurs de Montréal. Je me rends compte que je n’étais pas dans le champ du tout. La récente étude de Léo-Paul Lauzon sur les nouveaux parcomètres de Montréal dénote que Montréal perd 1 million par année pour faire administrer quelque chose, qu’elle pourrait faire elle-même. Comme on dit, on est pas mieux servi que par soi-même.

Il note aussi qu’en augmentant les tarifs, les heures d’utilisation et le nombre de journées, même le dimanche, le taux d’achalandage est moins grand. Autrement dit, cette initiative a découragé les automobilistes, qui préfèrent se déplacer en métro ou encore, vont magasiner en banlieue. Et la proposition de Benoît Labonté d’offrir du stationnement gratuit au centre-ville, n’est pas une solution non plus. D’autres villes ont tenté l’expérience, sans succès : les employés des commerçants en profitent pour stationner leurs voitures toute la journée et bloquent ainsi l’accès.

Je n’étais donc pas surpris de lire dans le journal, ce que j’avais déjà constaté sur mon blogue : cette ville n’aime pas les autos. Et non seulement elle n’aime pas les autos, mais elle est mal administrée.

C’est comme les compteurs d’eau. Le maire s’évertuait à nous dire que nous en avions besoin, parce qu’on perd en eau quotidiennement l’équivalent d’une piscine olympique. Ben oui chose, c’est que vois-tu, si tu perds de l’eau, installer des compteurs d’eau ne changerait rien. Il faut colmater les fissures dans les aqueducs, ce que les cols bleus peuvent faire. Pas besoin d’engager une firme privée pour le faire. Et déjà là, tu économises.

L’utilité des compteurs d’eau est pour déterminer la quantité d’eau que consomment les industries et les commerces, parce qu’une taxe d’eau est un prix fixe, donc pas vraiment précis. Le but pour la ville avec ses compteurs d’eau était d’aller chercher encore plus d’argent, et en payant une firme privée pour le faire.

Un service ça se paie, mais le faire soi-même c’est encore mieux, surtout quand tu as l’expertise pour le faire.

Catégories : Société