Dans cette entrevue qui se veut davantage une rencontre, et qui a été réalisée en 2006 (déjà cinq ans), par Richard Martineau pour l’émission Les franc-tireurs diffusée à Télé-Québec, on se penche sur le phénomène Harmonium, vécu de l’intérieur par son principal protagoniste, Serge Fiori. La télé-série en parle mais d’une autre manière, comme vous pouvez le constater sur ce blogue. Elle en parle, parce que Serge Fiori a contribué à l’écriture du scénario.
Je me permets ici de l’analyser en détails, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai divisé en trois parties, parce qu’elle dure plus d’une quarantaine de minutes en tout.
Qu’est-ce que cette entrevue nous apprend que d’autres ne nous ont pas apprises ? Le malaise de Serge Fiori d’avoir été une idole. On ne cherche pas ici à le justifier, ni à le juger, on cherche plutôt à le comprendre.
Le phénomène de l’idôlaterie n’est pas nouveau, que ce soit en musique, au cinéma, dans le sport professionnel ou même en politique, mais il a fait bien des victimes. Jamais cette boutade de John Lennon en 1966 – Les Beatles sont plus populaires que le Christ- n’aura véhiculé autant de vérité sur ce phénomène, quand on regarde les ravages que causent chez certains artistes le fait d’être sur un piédestal. On peut citer comme exemple Elvis, Brian Wilson des Beach Boys et ici au Québec, on a eu Serge Fiori d’Harmonium.
Mais comment un rêve peut-il devenir un cauchemar ? C’est quand même fascinant de constater ce qui se produit. L’entrevue est très enrichissante sur ce point. Elle est aussi bien réalisée, parce qu’elle est appuyée par des très bonnes images d’archives. Il faut dire que le producteur de cette émission est Zone 3, la même qui a produite la télé-série Harmonium, donc avec Paul Dupont-Hébert derrière, grand manitou du groupe dans sa période big time.

Très bonne entrevue, dommage que sa soit Martineau qui l’ai fait !
C’est comme la fausse barbe dans la télé-série, il faut vivre avec….