Harmonium live sur le Mont-Royal en 1976

400,000 personnes, une mer de monde pour applaudir en juin 1976 sur le Mont-Royal à Montréal, les artistes qui ont marqué les années 70, soient Harmonium et Beau Dommage, dans un show intitulé Ok, nous v’là.

Vous entendez ici la chanson Un musicien parmi tant d’autres, mais ils ont aussi présenté Comme un fou et Comme un sage. Surveillez ce blogue, pour d’autres clips qui devraient paraître bientôt.

Prenez ces clips comme des documents d’archives. Pas nécessaire de me signaler la qualité moyenne de l’aspect sonore et visuel, ils sont tirés des archives personnelles de Yves Ladouceur, qui a été assez gentil pour vous les partager.

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Jean-Guy Moreau avait imité Serge Fiori

Jean-Guy Moreau avec Robert Charlebois et Mouffe pour la revue musciale Terre des bums

L’imitateur connu, Jean-Guy Moreau, qui est décédé aujourd’hui, a déjà imité Serge Fiori dans un de ses spectacles, dont le titre m’échappe. Était-ce Mon cher René, c’est à ton tour, ou quelque chose du genre, j’y vais de mémoire. J’écris rapido presto cet article. Je n’ai pas la photo, mais elle faisait partie des photos de son album vinyle paru à la fin des années 70. Je l’avais vu et j’ai vu quelques autres de ses spectacles.

Ce n’était pas sa meilleure imitation. La voix n’était pas pareille, ni l’apparence. Il portait une tuque et de longs cheveux en spaghetti jusqu’aux genoux et il disait : Comme un cave, monte dans les nuages… C’était après l’immense tournée L’heptade. Serge était devenu une grosse vedette, au point qu’on l’imitait. Ce n’était pas la meilleure imitation de Jean-Guy Moreau, il était plus reconnu pour celle de René Lévesque, Jean Drapeau ou Pierre Lalonde.

Jean-Guy Moreau avec Mouffe et Robert Charlebois pour la revue musciale Chansonniers vs yé-yé

Jean-Guy Moreau était un grand ami de Robert Charlebois, et c’est curieux pareil la vie. Je me préparais tranquillement à écrire un article sur Charlebois et j’avais ces photos tirées du livre de Benoît L’Herbier, Charlebois, qui es-tu ? dans lequel on retrouve des photos de Jean-Guy Moreau. Est-ce vraiment une coïncidence ?

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Vert – Le jeu de guitare

C’est ce soir que Michel Normandeau va donner un spectacle à la Place des arts. Il va reprendre Vert dans une toute autre version que celle du disque. Je sais que les Tablatures de McFly sont très populaires. Tant mieux ! Voici une vidéo qui vous permet de visualiser les accords de la chanson. En juxtaposant le son du disque, cela vous permet de suivre le rythme.

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Le Temps : les histoires se ressemblent

Quand Harmonium a largué Yves Ladouceur en 1975, il avait un important contrat chez Warner à leur offrir. C’est le groupe Le Temps qui va en hériter. Le trio est originaire de Magog, où se produit tous les nouveaux artistes au Café du Quai, une boîte aussi connue que le Patriote et la Bute à Mathieu.

Il enregistre même une chanson live au Café du Quai, avec l’aide d’un camion à l’extérieur, tout comme Harmonium. En fait, leur premier long-jeu paru en 1975 se fait reprocher sa trop grande ressemblance avec Harmonium. Qu’importe, Yves Ladouceur leur donne tout un élan, qui leur permet de réaliser un deuxième album.

Malheureusement, les choses tournent mal comme pour Harmonium. Ils mettent fin eux aussi à leur association avec Yves Ladouceur et se lancent dans une aventure plus ambitieuse, tout comme Harmonium, avec de nouveaux musiciens dont un batteur, ce qui contraste avec le premier album qui était beaucoup plus acoustique.

Mais durant l’enregistrement de Ailleurs avec… l’un des deux compositeurs, René Grimard, éprouve des problèmes avec son ego. Il ne veut plus faire partie d’un groupe de musiciens, il veut faire cavalier seul. Comme Serge Fiori, il devient de plus en plus nébuleux. Il s’intéresse beaucoup à la science-fiction et la scientologie. Il quitte donc le groupe avant la fin de la session.

Le groupe prend donc une autre direction. Pierre Cloutier, l’autre compositeur du groupe, devient le chanteur soliste, et la différence est grande. La voix de René Grimard est aussi charismatique que celle de Serge Fiori, et celle de Pierre Cloutier est plus soft, un peu comme celle de Michel Normandeau. Mais par contre, les chansons sont solides, les arrangements et le travail de studio encore meilleurs. Il y a effectivement un potentiel dans ce groupe, qui malheureusement devra lui aussi composer avec la fin de la vague Beau Dommage-Harmonium.

Quant à René Grimard, il va péter une coche un soir, complètement dépressif, et lancer son amplificateur à travers la vitrine de son appartement, incapable de composer des chansons à la hauteur des précédentes. De toute manière, il est devenu de plus en plus bizarre, replié sur lui-même, incapable de communiquer autrement que sur l’effet de quelconque drogues. Enfin, il va se joindre à la secte de la Scientologie avec son frère. En fait-il encore partie ? Je ne saurais dire.

Cette vidéo que mon ami Stéphane m’a fait découvrir, est une belle trouvaille, et vous donne un aperçu des chansons de leur deuxième album, soit Au matin et Aller-retour. Clin d’oeil nostalgique !

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Alain Simard a voulu changer l’image de Offenbach

L’année 1979 est difficile pour le rock québécois. La vague Beau Dommage-Harmonium est terminée. Les compagnies de disques tournent le dos au produit québécois. Alain Simard, devenu aujourd’hui un important producteur d’événements d’envergure internationale, aidé de son fidèle complice, André Ménard, prend en charge la destinée du groupe Offenbach. Ce qui représente un risque énorme.

Ils demandent au groupe de faire des compromis pour intéresser un plus large public que les amateurs de rock. La fusion jazz avec le Vic Vogel Big Band est un projet qui plaît autant à Gerry Boulet qui rêve d’interpréter Georgia On My Mind de Ray Charles avec cet orchestre, qu’à Ménard et Simard qui veulent monter un festival de jazz à Montréal.

Mais Gerry et sa bande sont des rebelles, comme le dit la chanson Je chante comme un coyote :

Un disque en or à 50,000 qu’on va me donner si je chante moins fort et je me tiens tranquille. Mais j’ai pas le goût de me laisser faire, de jouer les beaux aux yeux de ceux pour qui chanter veut dire se taire. Je commence enfin à comprendre, ce qu’on voulait dire par le silence est d’or. Les limousines et les disques platines, pour les avoir faut faire le mort. Moi, je veux hurler, me faire entendre ben haut,  jamais redescendre pour faire le beau…

Justement, Traversion est en lice pour le meilleur album rock au tout premier gala de l’ADISQ, dans lequel Alain Simard est impliqué avec le producteur Guy Latraverse. Étant donné que c’est un gala, Simard aurait aimé que les gars soignent un peu plus leur image, ce qui aurait donné un peu plus d’impact à l’album En fusion, finalement sorti malgré les embûches, et qui va devenir le premier album d’Offenbach à atteindre les 50,000 copies vendues, disque d’or.

Mais ce ne fut pas le cas, Gerry et sa bande n’en ont fait qu’à leurs têtes et sont allés chercher le Félix du meilleur album rock sans se soucier de leur image. Néanmoins, l’album En fusion est considéré comme une réussite artistique saluée par la critique et le public. La version d’un classique comme Câline de blues a des allures sexy qui lui vont bien. C’est d’ailleurs cette version qu’on retient pour l’album L’ultime de Offenbach.

Et que dire de la version de Georgia On My Mind ? Qu’elle est jouée avec coeur. On le voit ici lors d’un spectacle à Bromont durant l’été 1979. Enfin, cette page de l’histoire vous est racontée plus en détails que je l’ai fait, dans la biographie de Mario Roy, Gerry Boulet, Avant de m’en aller, dont je vous ai déjà parlé sur ce blogue.

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Fiori-Séguin : un choix cool du Daily Californian

James Bell, le blogueur cool

Fiori-Séguin choisi parmi les musiques cool que ce jeune blogueur californien du nom de James Bell, a sélectionné pour son Sample Sundays High Friday Edition, un blogue du Daily Californian. C’est curieux de voir que Deux cents nuits à l’heure se retrouve dans cette liste, sans que personne ne l’est forcé ou influencé. C’est purement de son propre chef qu’il l’a échantillonné.

Il y a d’autres vidéos musicales mais reste que c’est fascinant de voir que Fiori-Séguin se retrouve là avec un commentaire en anglais évidemment, qui dit ceci :

Serge Fiori and Richard Séguin – Deux Cents Nuits à L’heure

Sample comes at 4:28. Props to Alchemist for some serious digging on this one.

L’alchimiste, référence au récit de Paulo Coelho, c’est la perception qu’il a de cette musique. Il y a quelque chose de transcendant là-dedans pour lui. Cette musique l’a fait planer comme les autres musiques qu’il a choisi. Enfin, c’est toujours fascinant ce regard de l’extérieur, avec un certain recul, alors que nous, on a le nez collé dessus.

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Richard Séguin participe à la Journée de la Terre

Il n’y a jamais eu de mouvement de retour à la terre pour Richard Séguin, comme on a voulu nous le faire croire. Je sais que plusieurs choses ont été écrites sur le duo Les Séguin et cette fausse image granola, mais dans les faits, Richard Séguin a toujours été sensible à la cause environnementale, et pas seulement une journée par année, mais tout le temps, et depuis toujours.

Donc, ce n’est pas pour bien paraître qu’il va participer à cette Journée de la Terre, événement auquel il participe depuis le tout début, soit le 22 avril 1970, et qui est devenu l’événement environnemental populaire le plus important au monde.

Le fondateur de cet événement est le sénateur américain Gaylord Nelson. Il encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l’environnement dans leurs communautés. Aujourd’hui, le Jour de la Terre est célébré, à travers le monde, par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays.

Notre planète est en danger

et ce n’est pas un slogan pour les politiciens,

ni de la poésie pour les chansonniers,

c’est bel et bien réel.

Et nul ne sert de prendre les grands moyens,

si on fait tous notre part, on peut y arriver.

Le 30 mars 2005, l’Unesco publiait la première évaluation des écosystèmes pour le millénaire, un rapport accablant sur l’impact de l’homme sur la planète. Au cours des dernières années, les activités humaines ont modifié les écosystèmes pour satisfaire une demande croissante de nourriture, d’eau douce, de bois, de fibre et d’énergie…
Une dégradation irréversible aux conséquences désastreuses puisque le bien-être de l’homme est menacé d’ici à quarante ans.

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